Restauration de l’église

L’église Saint  Goulven est un édifice de style gothique tardif  datant du début du XVIème siècle, augmenté de deux sacristies au tout début du XVIIIème siècle. En 1790, le  clocher et le pignon Ouest s’effondrent provoquant la destruction complète de la charpente. L’église est reconstruite deux ans  plus tard et couverte d’une voute lambrissée.

Au fil du temps, les couvertures se sont usées et n’assuraient plus l’étanchéité. D’autre part, la charpente présentait un état général de dégradation dû à la forte présence d’aubier, à l’humidité, aux infiltrations d’eau, et au confinement des bois, une triangulation insuffisante des fermes et à quelques interventions tardives malheureuses.

Ces travaux de restauration des toitures de l’église ont fait suite aux diagnostics menés en 2015, par l’atelier Le Ber, charpentier, puis, en 2016 par Marie Suzanne  De Ponthaud, A.C.M.H.

Cette opération a concerné la restauration des charpentes, des couvertures et des voutes lambrissées, ainsi que la création d’un réseau enterré d’évacuation des eaux pluviales afin de limiter l’humidification des murs. Des mesures ont été prises pour protéger les sols, et le mobilier durant les travaux, réalisés en trois tranches. Afin d’assurer la sécurité de tous et le bon déroulement du chantier, l’église a été  fermée au public.

Les travaux ont débuté  le 17 septembre  2018, et ont duré 11 mois .

Entreprises intervenant sur  le chantier:

Maîtrise d’ oeuvre:   Marie Suzanne De  Ponthaud

Architecte en chef des Monuments Historiques

29160 -Crozon

A.D.P.

Economiste  de la construction

72000-Le Mans

Coordonnateur  SPS   SOCOTEC

29000-Quimper

Lot 1:  Maçonnerie -Pierre de taille         Maison     Grevet

22200 – Guingamp

Lot 2 : Charpente       Cruard

53360-Simple

Lot 3 : Couverture     Davy

22190- Plérin

Le montant des travaux s’est élèvé à 440.000€ TTC, ces travaux ont été financés par la commune  de Goulien, le Conseil Départemental du Finistère, le Conseil Régional de Bretagne, l’Etat  (Ministère de l’intérieur), l’Association de Sauvegarde de l’Art Français, et la Fondation du Patrimoine.

 

Pour  contribuer à la souscription  auprès de la Fondation du Patrimoine de Bretagne : www.fondation-patrimoine.org/les-projets/eglise-saint-goulven-a-goulien

 


Déroulement du chantier

14 septembre 2018

Mise en place de l’échafaudage extérieur
Rangement du mobilier dans la partie est de l’église
Les travaux débuteront par la partie ouest de l’église

3  Octobre 2018

L’échafaudage intérieur

 

Le mobilier est protégé par un encoffrement

L’échafaudage permet d’accéder  à la voûte

 

La volige est enlevée

 

18  octobre 2018Un "parapluie" est installé au dessus de la sacristie sud

Un “parapluie” est installé au dessus de la sacristie sud

La charpente de la nef

La charpente du porche

 

8 novembre 2018

La charpente restaurée de la nef

5 décembre 2018

La couverture de la nef côté sud est réalisée

Les ardoises sont fixées par des crochets inox sur des liteaux

19 décembre 2018

Les travaux sur la charpente de la nef ouest se terminent avant la pose du lambris

La charpente rénovée de la sacristie sud

2 Février 2019

Le bleu de la nouvelle voute,plus clair que l’ancien.

8 Mars 2019

Les travaux sur la partie Ouest sont terminés,les échafaudages (intérieur et extérieur ) ont été déplacés.

 

 

Le plafond de la sacristie sud

 

12AVRIL 2019

La réfection de la partie Est a débuté.

 

17 MAI  2019

La charpente des  bas-côtés  a été refaite.

06 Juin  2019

La couverture de la partie Est de la nef est en cours de réalisation.

 

18 Juillet 2019

Les travaux sont terminés

 

 

 

La fibre optique

 LA FIBRE OPTIQUE

 

Le déploiement de la fibre optique en Bretagne est réalisé par le Conseil Régional qui a mis en place un syndicat mixte de coopération territoriale Mégalis Bretagne qui a en charge la mise en œuvre des travaux, pour construire 1,2 million de prises optiques, en trois phases : phase 1 : 2016-2020, phase 2: 2020-2023, phase 3 : 2023-2026,

La phase 2  commence dans le Cap Sizun pour installer 6554 prises ,financée par la communauté de communes à hauteur de 445 € par prise soit 2,916,530€ , la commune de Goulien sera concernée cette année,puisque les travaux de desserte de toutes les habitations devraient être terminés début 2021,C’est la société Axione filiale du Groupe Bouygues qui  va réaliser les travaux,

La fibre optique ,venant d’Audierne ,arrivera près de la poste , où une armoire (point de mutualisation) sera installée, qui desservira tous les points de branchement de la commune,

La fibre sera en aérien sur des poteaux ,là où la ligne téléphonique est en aérien ; là où la ligne téléphonique est en en souterrain ,dans une gaine,la fibre optique sera mise dans la gaine,là où la ligne téléphonique est enterrée mais sans gaine de protection,des poteaux seront plantés et la fibre sera en aérien,

 

Une fois le réseau en place,chacun sera libre de se connecter ou pas, une réunion d’information aura lieu pour expliquer les modalitésde ce raccordement.

 

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Le concours du confinement : l’album

Pour occuper cette période de confinement, un concours de dessin, peinture ou de toute création artistique est organisé ; il est ouvert à tous, de 0 à 100 ans , habitants de Goulien ou d’ailleurs .

Les dessins , peintures etc, peuvent être déposés au Daïquiri ou envoyés par mail  à : goulien.mairie@orange.fr., et seront publiés sur ce site.

 

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Le gîte communal

Un gîte communal a été  aménagé dans l’appartement situé au dessus du commerce communal, bar épicerie, le Daïquiri , place de l’église.

Le gîte est composé de deux chambres , avec, au total,  4 lits superposés , pouvant accueillir 8 personnes , une cuisine équipée , deux salles de bain avec douche , deux wc , un salon.

La cuisine

 

Equipements : plaque électrique  pour la cuisine ,frigo ,four intégré ,micro -onde , cafetière électrique , accès Wifi.

 

La salle de bain

 

Le salon

Les chambres

Pour tenir compte des contraintes sanitaires liées au Covid 19, le fonctionnement du gîte sera le suivant :

+Dans chaque chambre ne dormiront que des personnes (1, 2, 3 ou 4). d’un même groupe .

+Chaque chambre aura sa propre salle de bain et son wc.

+La cuisine sera commune,mais les repas pourront être pris soit dans la cuisine, soit dans le salon.

Tarifs :

+ Une personne seule dans une chambre : 25€ € par nuitée (maximum 3 nuits consécutives)

+Deux personnes dans une chambre : 20€ par nuitée (maximum 3 nuits consécutives)

+Trois personnes : 18 € par nuitée

+Quatre personnes : 16 € par nuitée

Location de draps : 5€

Machine à laver : 4€

Sèche-linge : 4€

Taxe de séjour : 0.60 € par nuitée

Paiement en espèces, par  chèque ou par chèque vacances.

Réservation au 06.98.79.92.55   

Ouvert toute l’année

 

Notice sur Christian Pelras

Né en 1934, attiré dès son adolescence par l’ethnologie qu’il découvrait lors de ses nombreuses visites au Musée de l’Homme à Paris, il débute sa carrière au Centre de Formation aux Recherches Ethnologiques de l’Université de Paris, en étudiant les métiers à tisser indonésiens ; ce sera le début d’une longue série de travaux sur l’Insulinde et l’Indonésie, dont il deviendra l’un des grands spécialistes.
Parallèlement, il poursuit son cursus universitaire en entreprenant l’étude ethnologique d’un village alsacien, D’octobre 1960 à décembre 1961, il effectue son premier séjour en Indonésie. Quelques temps après son retour en France, il est engagé pour réaliser la monographie d’une petite commune bretonne, Goulien, dans le cadre du grand projet interdisciplinaire dit des « enquêtes de Pont-Croix », sous la direction de Robert Gessain, parallèlement aux études particulières menées à Plozévet par différents spécialistes des sciences sociales.
C’est ainsi qu’il séjournera à Goulien, avec son épouse Marie Thérèse de septembre 1962 à Juin 1964.

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Il poursuivra ensuite sa carrière au CNRS, dans plusieurs régions de l’Insulinde, surtout en Indonésie (Java, Bali, Sumatra, Célèbes…), mais aussi en Malaisie, et à Singapour ; il se spécialisera dans l’étude d’un groupe ethnique, les Bugis, ce sera d’ailleurs le thème du dernier ouvrage qu’il a publié en 2010 : « Explorations dans l’univers des Bugis. Un choix de trente trois rencontres » aux éditions Cahiers de l’Archipel (disponible à la bibliothèque ).

les-bugis

Il a participé à la création de la revue « Archipel » destinée aux chercheurs en sciences humaines et sociales, spécialisés dans l’Indonésie. Tout au long de sa carrière de chercheur et d’enseignant, jusqu’à sa retraite en 1999, Christian Pelras a publié de nombreux ouvrages, articles dans des revues spécialisées, et réalisé de nombreuses collections ethnographiques, rassemblé une importante documentation photographique et cinématographique. Les films réalisés à Goulien ont été déposés à la Cinémathèque de Bretagne à Brest, et plus de quatre heures  de prises de vues sont consultables sur le lien suivant :

Cinemathèque de Bretagne

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Le livre et le film sur Goulien ont été le fruit d’un long travail de terrain. Lors de sa première visite en juin 1962, il eut d’abord de longues entrevues avec le recteur, le maire, le secrétaire de mairie. Il vint s’installer en septembre et fut d’abord logé dans un bâtiment désaffecté de l’école, et passa le premier mois à rendre visite à tous les conseillers municipaux ainsi qu’aux plus vieux habitants de la commune, sa venue dans la commune avait été annoncée en chaire par le recteur, l’abbé Auffret, qui par la suite lui donna des cours de breton. Son épouse vint le rejoindre en octobre et ils occupèrent successivement deux penn ti, vivant comme les habitants de Goulien et participant tous les deux avec les agriculteurs aux grandes journée de travaux (arrachage de pommes de terre, etc…)
Le travail ethnologique de Christian Pelras a revêtu différents aspects avec, notamment, l’établissement d’un recensement de tous les ménages de la commune, des entretiens et des enquêtes systématiques auprès des responsables des différents groupements et associations, des visites régulières auprès de quatre exploitations agricoles choisies pour montrer la diversité des modes de production, une participation à la vie collective (cérémonies religieuses, réunions, fêtes familiales).
A l’issue de son séjour à Goulien, Christian Pelras compléta son travail par des recherches en bibliothèque et en archives et quelques nouvelles visites à Goulien. Il présenta alors, en juin 1966, une thèse de troisième cycle devant l’université de Paris, document qui fut ensuite publié par les éditions Masson, sous le titre « Goulien, commune rurale du Cap Sizun (Finistère) – Etude d’ethnologie globale. ».

goulien-par-c-pelras-1966

Pendant tout son séjour à Goulien, Christian Pelras avait filmé en 8 mn des scènes de la vie quotidienne. En 1991, il est venu présenter un montage de ses films au cours de 2 séances très suivies par la population de Goulien.

Pour étudier l’évolution considérable de la société entre 1962 et la fin du XX ème siècle, Christian Pelras a passé dix semaines d’enquêtes intensives à Goulien, au premier semestre 1999, ce qui lui a permis d’ajouter une deuxième partie à son étude, et de publier en 2001, aux Presses Universitaire de Rennes, « Goulien, commune bretonne du Cap Sizun. Entre XIXème siècle et IIIème millénaire ».

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Par tout ce travail, Christian Pelras a laissé à notre commune, un témoignage inestimable sur notre passé récent, et a montré que, pour un ethnologue, la meilleure façon pour étudier une population c’est de la respecter, de vivre son quotidien et de partager certaines de ses valeurs.
Merci Monsieur Pelras
Des documents retraçant la carrière professionnelle ,les publications et les travaux
de Christian Pelras sont consultables à la bibliothèque et à la mairie.

H. Goardon

Da feiz hon tadou koz

Le contexte historique

Pour bien comprendre le sens des paroles de Da feiz hon tadou koz, et notamment de son refrain, il faut se placer dans le contexte du début du 20ème siècle, marqué par les lois de séparation des Eglises et de l’Etat.

De 1801 à 1905, les relations entre les Eglises et l’Etat étaient régies par le concordat signé entre Bonaparte, Premier Consul et le Pape Pie VII (le régime du concordat est toujours en vigueur en Alsace Lorraine, deux provinces qui n’étaient plus françaises en 1905). Il prévoyait, notamment, que les évêques soient nommés sur proposition du Ministre en charge des cultes, après accord préalable du Pape, et que l’Etat rémunère les membres du clergé. Le vote de plusieurs lois a opposé le gouvernement de l’époque à la hiérarchie catholique, pour aboutir en 1904 à la rupture des relations diplomatiques entre la France et le Vatican.

La loi sur les congrégations religieuses de 1901 aboutit à la fermeture d’établissements d’enseignement et à l’expulsion hors de France de milliers de religieux. La loi de séparation des Eglises et de l’Etat, promulguée le 9 décembre 1905, prévoit que la République garantit le libre exercice des cultes, mais ne salarie ni subventionne aucun culte, le clergé ne sera plus rémunéré par l’Etat. La loi prévoit aussi un inventaire des biens mobiliers et immobiliers des églises avant que ne soit rendue aux associations cultuelles la partie de ces biens estimée nécessaire au culte et que le reste soit saisi. Ces inventaires seront interrompus par Clemenceau, alors ministre de l’intérieur, à la suite d’incidents meurtriers entre la population et les forces de l’ordre,

A cette agitation qui touchait tout le pays, s’ajoutait en Bretagne, le problème de la langue bretonne; en effet, en 1902, une circulaire ministérielle s’en était prise aux prêtres qui faisaient le catéchisme et les célébrations en breton. En janvier 1904, 103 prêtres du diocèse de Quimper et de Léon, étaient privés de traitement par décision préfectorale, pour « emploi abusif de la langue bretonne ».

On comprend mieux, au vu de ces éléments le sens, la force et le succès auprès des paroissiens bretons de Da feiz hon tadou koz.

L ‘abbé Louis Abjean

Louis Joseph Marie Abjean est né en 1876 à Ploudaniel, mais sa famille s’installe à Lesneven où son père était secrétaire de mairie. Après ses études au collège de la ville puis au grand séminaire de Quimper, il fut ordonné prêtre en juillet 1902, et il célébra sa première messe le 10 août à Lesneven.

L’Ouest Eclair du 11 août 1902 le relate dans un petit article qui reflète bien l’ambiance qui règnait à l’époque au sein de l’Eglise :

« A l’occasion d’une première messe

Ce matin, a été célébrée la première messe d’un jeune prêtre , M. l’abbé Abjean, fils du secrétaire de mairie de Lesneven.

A cette occasion, un banquet a été servi à midi à l’Hôtel Chevallier. A ce banquet assistaient M. l’abbé Gayraud, M. de Cuverville et Soubigou, conseillers minicipaux, la famille et quelques amis du jeune prêtre.

M. Gayraud a prononcé un discours très applaudi dans lequel il a dit qu’il se trouvait dans la région pour protester de toutes ses forces contre les atteintes à la liberté de conscience dont se rend coupable le gouvernement actuel.

M de Cuverville, qui prit ensuite la parole, s’éleva avec énergie contre la tyrannie maçonnique qui nous régit. Il félicita les Bretons de la belle attitude qu’ils n’ont cessé d’avoir depuis la promulgation des iniques décrets et encourage vivement à continuer la résistance ».

En octobre 1902, à l’âge de 26 ans, il est nommé vicaire à Goulien, auprès du recteur Jacques Goret, avec
lequel il s’impliquera fortement dans les élections municipales de 1904, dans le but de faire battre le maire de l’époque, Simon Dagorn, un républicain, un « rouge »,

Christian Pelras relate ces événements dans son livre:

« …C’est que ces derniers [le recteur Goret et son vicaire Abjean] s’engagèrent avec fougue dans une lutte politique à l’issue de laquelle Simon Dagorn devait être battu.

L’un des responsables de l’élection de celui ci, et son plus farouche « supporter » était l’instituteur Le Goualc’h, un ancien frère des écoles chrétiennes défroqué. Le vicaire Abjean, qui se piquait de poésie bretonne, s’attaqua d’abord à lui par le biais de chansons satiriques qu’il faisait circuler dans la population et dont on se souvient encore aujourd’hui. Les excès du combisme lui donnèrent de nouvelles armes : dans un pays fortement attaché à sa foi catholique, les mesures anticléricales du Gouvernement ne pouvaient que détacher de lui les modérés. Aux élections municipales de 1904, la campagne se fit au son du nouveau cantique de l’abbé devenu par la suite un des cantiques les plus chantés de Bretagne bretonnante :

Da feiz hon tadou koz

Ni zalho mad atao ».

Pour preuve de la tension qui régna à Goulien pour ces élections municipales, cette lettre qu’adressa le 2 mai 1904, au Préfet du Finistère, l’instituteur H, Le Goualc’h:

« Je me fais un devoir de vous renseigner sur la manière dont se sont faites les élections d’hier. D’abord, je vous dirai que Mr le Maire n’a rien fait pour préparer sa réélection. Au contraire, il avait juré, parait-il aux curés qu’il n’aurait figuré sur aucune liste. En effet, samedi soir encore, il a fallu de pressantes exhortations pour le décider à consentir à ajouter son nom sur la liste; moi et les conseillers en étions navrés. Hier cependant, à la mairie, devant l’urne électorale, M. Dagorn a agi en homme catégorique devant l’insolence des « hommes noirs »…
Quant aux cléricaux! C’est autre chose! Les prêtres, M. Goret Jacques, recteur et Abjean Louis, vicaire, depuis longtemps préparaient la lutte d’hier, depuis un mois surtout. Tous les électeurs de la commune, ont reçu à diverses reprises, la visite de ces messieurs. Si le vicaire le matin, avait douté d’un électeur, le soir cet électeur recevait la visite de M. Goret Jacques. On a vu l’Abbé Abjean sortir, après minuit des réunions organisées dans des auberges, et les candidats du «presbytère» en sortir abrutis par la boisson…

Voilà, Monsieur le Préfet, la conduite des «hommes noirs», que la république paye. Nous n’avons pas voulu protester, contre cette élection, vu l’indécision du Maire et la défection de quelques candidats de la liste républicaine, et vu surtout la forte majorité des cléricaux.

L’instituteur de Goulien
H. Le Goualc’h »

L’inventaire des biens de l’église , prescrit par la loi de séparation, fut très mouvementé à Goulien :
Le 5 mars 1906, l’agent chargé par le Gouvernement de faire l’inventaire du mobilier de l’église paroissiale de Goulien, dut y renoncer face aux protestations du recteur, du conseil de fabrique et des paroissiens massés dans l’église. C’est donc avec l’aide d’un escadron de cuirassiers que l’inventaire eut lieu.

Pendant son séjour à Goulien, l’abbé Abjean rassembla autour de lui, des jeunes de la paroisse dans un groupe dénommé « Paotred ar C’hap » ( les jeunes gens du Cap ).

En 1907, il est nommé vicaire à Pleyber christ, auprès de son oncle l’abbé Jean Baptiste Guillou. Il y restera jusqu’en 1926. Il y laissera le souvenir d’un homme plutôt autoritaire, s’impliquant activement dans la vie culturelle de la commune, favorisant en particulier le développement du théâtre en breton. C’est de son séjour à Pleyber Christ, que date la seule photo que nous ayons de lui, retrouvé par l’association Triskell Pleyber Patrimoine, prise ,vraisemblablement en 1926, en compagnie d’appelés faisant une retraite spirituelle à N.D. de la Salette.

labbe-abjean En 1926, il devient recteur de Plourin lès Morlaix, jusqu’en 1930, puis il est nommé curé doyen d’Elliant, où il décède le 21 novembre 1933, dans sa 58 ème année. Sa notice biographique, parue dans la Semaine religieuse de Quimper et de Léon, précise que plus de 60 prêtres assistaient à Elliant à la messe d’enterrement le jeudi matin 23 novembre dans une église comble, et qu’ils étaient 110 l’après midi à Lesneven où il fut inhumé dans la tombe familiale.

Il est décrit comme un optimiste, qui inspirait la confiance par « son visage ouvert, son bon sourire, sa main largement tendue. Un vieux trégorrois de Plourin disait : »An aotrou Abjean hen euz eur parapluie ledan, plas zo d’an holl dindan « (Monsieur Abjean a un grand parapluie, en dessous il y a de la place pour tout le monde ) ».

Le cantique

Si l’abbé Abjean est bien l’auteur des paroles de Da feiz hon tadou koz, il a repris l’air d’un cantique français « Sainte religion », qui lui même avait été repris dans le cantique breton « Ar Relijion ».

ar-relijion

Les similitudes entre les refrains de Da feiz hon tadou koz et Ar Relijion (« endro d’he baniel » dans l’un, « gant da vaniel renet » dans l’autre, « kentoh ni a varvo » dans l’un, « ma vez red ni varvo » dans l’autre), laissent à penser que Louis Abjean s’est inspiré en partie d’ Ar Relijion, et a repris le même air, qui n’est autre que celui du cantique français « Sainte religion » .

da-feiz-hon-tadou-kozh

Ce cantique, très connu pour son refrain, hymne à la foi des « vieux pères » que l’on défendra s’il le faut jusqu’à la mort, ne comporte que 4 couplets, retraçant chacun une étape de la vie : le premier parle de l’enfant et de sa mère, le second indique aux jeunes gens la voie de la sagesse dans la foi chrétienne, le troisième décrit le vieil homme au soir de sa vie espérant dans le paradis, et le quatrième nous dit que la vie a peut être été dure mais que la porte des cieux nous est ouverte.

D’ ar c’hrouadur bihan, e kichenig e gavel

E lakit eur vamm vad, en deiz evel en noz

Er boan hag en anken, hi a daol buan eur zell

War groaz santel Jesuz, he sonj er baradoz
Au petit enfant, près de son berceau

Mettez une bonne mère, le jour comme la nuit

Dans la peine et la douleur, elle jette vite un regard

Sur la sainte croix de Jésus, en pensant au paradis

D’ar pôtr, d’ar plac’h yaouank, c’hwi ‘ziskouez
hent ar furnez

C’hwi ‘lavar : «it gantan heb krena dirag den

Bezit, tud yaouank Breiz, bezit epad ho puhez

Ato gwir gristenien, treitourien birviken !

Au jeune homme, à la jeune fille, vous montrez

La voie de la sagesse

Vous dîtes : allez avec lui, sans trembler devant personne

Soyez, jeunes gens de Bretagne, soyez toute votre vie

Toujours de vrais chrétiens, des traitres, jamais!
D’an den koz, gwenn e benn ,e korn an tan azezet

O skuilh daelou a geuz war e amzer genta

War-lerh kalz a boaniou, c’hwi lavar, Salver karet

Er baradoz e vo eürusted evitan

Au vieil homme, la tête blanche, assis au coin du feu

Versant des larmes de regret sur ses jeunes années

Après tant de peine, vous dîtes, Sauveur aimé

Au paradis il trouvera le bonheur
D’an den diwar ar mez, kenkoulz ha d’an den a vor

C’hwi a ro nerz-kalon da stourm er boan ato

Gouzout a reont, en nenv e kavint oll dor digor

Ar vuhez’vo bet tenn, d’an drubuilh, kenavo

A l’homme de la terre comme à celui de la mer

Donnez la force de toujours lutter dans la peine

Ils savent, qu’aux cieux, ils trouveront toutes les portes ouvertes

La vie aura été dure, aux soucis, kenavo

Eglise de Beuzec cap-sizun ,11 septembre2009,les sonneurs du bagad et des choristes

Créé en 1904 à Goulien, Da feiz hon tadou koz, a eu rapidement une grande notoriété, au delà du Cap sizun, et a été chanté dans toutes les paroisses de Basse Bretagne lors de différentes célébrations, mais aussi de manifestations sans caractère religieux car il est perçu par beaucoup comme un symbole de leur attachement à leur région et à la langue bretonne. Deux exemples permettent de l’illustrer :

Pierre Jakez Hélias dans « Le cheval d’orgueil », parlant de l’église de Pouldreuzic écrit :

« Mais je puis témoigner que le chant le plus fermement exécuté dans l’église de Saint Faron et de Saint Fiacre est Da feiz hon tadou koz, pour lequel l’assistance entière, à la fin de la messe, promet de rester fidèle à la religion de ses pères, jurant de mourir plutôt que de l’abandonner.»

Plus près de chez nous, lors des manifestations contre la construction d’une centrale nucléaire à Plogoff, il fut également chanté. René Pichavant le relate dans son livre « Les pierres de la liberté », en décrivant un accrochage entre 300 opposants à la centrale et les forces de l’ordre :

« On réplique par un cantique jailli de la mémoire, Da feiz hon tadou koz, comme un chant révolutionnaire, Tous, et ceux qui croient au ciel et ceux qui n’y pensent plus, les racines à vif, reprennent instinctivement l’air des fins de messes, quand l’église fleurait l’encens et bruissaient les soutanes rouges des enfants de choeur. La voix force au passage : Ni paotred Breiz Izel, ni zalc’ho mad atao, (nous, hommes de Basse Bretagne, nous tiendrons bon toujours), et devient cri : Kentoc’h ni a varvo (plutôt nous mourrons ). A bon entendeur, salut.
Les assaillants surpris ont baissé les armes, moment intense ».

Ce cantique reste encore très vivant dans la liturgie catholique bretonne, comme on a pu l’entendre encore en 2019, lors de la grande Troménie de Locronan, quand la foule des pélerins,  à l’issue de son périple de 12 kms,  rentre dans l’église St Ronan pour le salut du saint Sacrement, c’est par Da Feiz Hon Tadou Koz, chanté par tous les fidèles debout,  que se termine la Troménie.

Da feiz hon tadou koz fait partie du patrimoine culturel breton, mais aussi du patrimoine de la commune de Goulien, mais son histoire est mal connue. Cet article avait pour but de relater les conditions historiques de sa création et ainsi mieux comprendre le sens des paroles du cantique, ainsi que les raisons de son succès pendant de si longues années.

Henri Goardon

Remerciements à l’association Triskell Pleyber Patrimoine de Pleyber Christ et à son président Mr Alain Martin pour leur documentation sur l’abbé Abjean et notamment la photo qu’ils ont aimablement mis à notre disposition

L’eau

La production et la distribution de l’eau est assurée, à Goulien, par le Syndicat Intercommunal des Eaux du Nord Cap Sizun, qui regroupe les communes de Beuzec, Cleden, et Goulien, et dont le siège est à la mairie de Goulien.

L’eau distribuée aux habitants de Goulien provient de la station de Lannourec, créée en 1965, qui comprend 5 puits et un forage profond ; un périmètre de protection d’une trentaine d’hectare a été mis en place pour préserver la qualité de l’eau.

Des travaux pour la réalisation d’un nouveau forage profond ont débuté en janvier 2020 , les premiers essais semblent prometteurs.

L’eau produite est stockée dans le château d’eau  de Moulin Castel, d’une capacité de 500m3, et distribuée ensuite aux abonnés du Syndicat dans 32,5 kms de canalisations sur Goulien.

Le réservoir de Moulin Castel

La production de la station de Lannourec a été, en 2017, de 125 677 m3, les 290 abonnés de Goulien en ont consommé 40477m3.

La gestion de la production, de la distribution et  de la facturation  est assurée par l’agence SAUR de Pont L’abbé,par un contrat de délégation de service public.

https://www.saurclient.fr

La qualité de l’eau est régulièrement contrôlée par les services de l’Agence Régionale de Santé et par la Saur

Rapport 2017 de l’Agence Régionale de Santé :

SYND NORD CAP SIZUN Info UDI LANNOUREC

 

Comité des fêtes

2020

Assemblée générale du 17 septembre 2020

L’assemblée générale a réuni une quinzaine de personnes, et a élu un nouveau bureau :

Présidente : Delphine Quillivic

Vice-présidente : Nadine Moal

Secrétaire : Roger Goraguer

Secrétaire adjointe : Maryse Le Vern

Trésorière : Arlette Leroux

Trésorière adjointe : Cathy Donnart

 

Prochaine manifestation : randonnée au bénéfice d’une association caritative le 4 octobre prochain.

90 personnes  ont participé au repas et au bal masqué organisés par le comité des fêtes : une belle réussite et une belle soirée.

Jean Pierre Guillou a régalé les convives avec ses patates au lard

La soirée s’est prolongée par un karaoké

 

EVENEMENTS      2019

Activités de Noël pour les enfants

Vendredi  6 Décembre  Repas de crêpes pour le  Téléthon

Dimanche 24 novembre 2019    Marché de Noël

Jeudi 31 octobre 2019            HALLOWEEN

 

 

Dimanche 28 juillet        Repas champêtre à Ti Felix

 

C’est sous un beau soleil estival, que les 150 convives ont partagé un repas festif ,devant le cadre magnifique de la Baie de Douarnenez ; le repas s’est prolongé par les chants et histoires de nombreux  participants , dans la bonne humeur.A l’année prochaine.

Fête de la musique


2017

 

Repas à Ti  Felix en 2017

Les archives de l’actualité

CORONAVIRUS : Mars -Mai  2020

UN  BULLETIN COMMUNAL POUR LE CONFINEMENT

Le temps peut paraître long quand on est confiné ; un bulletin communal “allégé” a été réalisé et est à votre disposition au Daïquiri , ou en cliquant sur le lien :    Bulletin covid web1-2

Les réponses aux jeux du bulletin covid :

Charades :  –  con  –  fine-  Man    Confinement

-Corona  –  vie  – russes     Coronavirus

Questions :

-La longueur du littoral de Goulien est de 4.5 kms

-Le premier parc éolien de Goulien a été installé en 2000

-La production électrique du parc éolien actuel correspond à la consommation de 5300 foyers ayant le chauffage électrique.

-La salle communale a été aménagée en 1990

La superficie de la commune de Goulien est de 1260ha , plus grande que Plogoff (1167 ha), Primelin (838 ha), Pont-Croix (808ha).

-Le nombre de résidences secondaires à Goulien est de 86

La production d’eau annuelle du captage de Lannourec est de 129.000m3

Les photos du bulletin :

communion 1938-1939

goulien sports 1952

ecole de Goulien 1964

Goulien Sports 1974

Le concours de dessins, peintures : à  voir  sur : Le concours du confinement : l’album

 

NOUVEAU  : Le bulletin communal du confinement n° 2

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Les réponses aux jeux du bulletin :

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Chorale – Avel dro

JANVIER    2020

Concert à Esquibien

 

Répétition

 

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chorale-avel-dro-en-concert-a-goulienMme Maryvonne Carval – Trévern – 02.98.70.09.88
La chorale Avel Dro compte 45 adhérents.
Mais rassurez-vous futurs amis chanteurs… il y a encore de la place et nous serons heureux de vous accueillir !
Chef de choeur: Isabelle   Girard

Vous souffrez un peu, beaucoup de solitude ? Vous souhaitez rencontrer d’autres humains sans vous faire manger par eux ? Vous avez le désir de vous exprimer tout en étant soutenu par un groupe bienveillant ? Vous avez envie d’un nouveau loisir qui vous décoiffe un peu mais pas de trop ? Les Bleus vous ont terriblement déçu et vous avez fini par penser qu’il n’y a pas que le foot dans la vie ? Vous devinez que l’art peut vous ouvrir d’autres horizons voire la Porte du Paradis ? Vous en avez marre de la Compétition et du Star System ? Vous ne vous prenez pas trop au sérieux ? Vous n’êtes ni intolérant, ni intégriste, ni extrémiste ? Vous n’avez rien contre le fait d’ouvrir la bouche et de vous émerveiller de l’ Harmonie Sonore ? Mais avant tout : votre soirée du lundi est-elle disponible ? ALORS …LA CHORALE AVEL DRO EST peut-être FAITE POUR VOUS !!…

Répétitions le lundi à 20h30 à la salle communale (sauf en périodes de vacances scolaires)

Concert de Noël en l’église de Goulien le 17 décembre 2017

 

Broderie, art floral, loisirs créatifs-Labour Gwechall

Labour Gwechall : broderie sur filet, art floral et maintenant Pause Créative…

Broderie sur filet

Tous les jeudi après midi à la salle communale

broderie-sur-filet

 

Souvenir de voyage

 


Art floral..-..

Les cours d’art floral ont lieu,une fois par mois, le jeudi soir à 18h30 à la salle communale de Goulien avec Marina de Maïfleurs à Tréboul

25 € le cours et toutes les fournitures

Limite des inscriptions : 8 jours avant le cours

au 98 70 28 67 (Donnart Cathy)


Pauses Créatives

Ces ateliers ont lieu 2 mardis par mois à la salle communalelabour-gwechall

Loisirs pour tous

Depuis le 8 octobre 2014, la salle communale ouvre ses portes le mercredi à 14H30 à toutes personnes, de 0 à 111 ans, désireuses de se rencontrer et de partager un moment intergénérationnel ludique et convivial.

La galette des rois 2020

 

Jeux de société, de cartes… Lecture… Jeux extérieurs…
Pâtisseries… : Hervé Kermoal, pâtissier à la retraite, s’est proposé de confectionner le goûter. Mercredi 15 octobre, il proposait ainsi un Tudy aux pêches ; les gâteaux n’ont aucun secret pour lui.

Continuez à en parler autour de vous et venez nombreux!

loisirs-pour-tousloisirs-pour-tous

Pour voir plus de photos, cliquez ici http://goulien.fr/galerie-photos-des-associations